La première édition de l’Atlas Next Frame Festival s’est clôturée à Casablanca après trois jours consacrés à l’animation, aux arts visuels, aux nouvelles écritures numériques et aux industries créatives dans leur ensemble.
Organisé du 4 au 6 juin 2026 à l’Institut français de Casablanca, l’évènement a réuni 1.800 participants — étudiants, créateurs, producteurs et professionnels du secteur — autour de projections, conférences, masterclass et ateliers.
Porté par Rasm’Art et l’Institut Français du Maroc à Casablanca, avec le partenariat stratégique et la présence exceptionnelle des Gobelins Paris (première école mondiale d’animation), l’Atlas Next Frame Festival a marqué la naissance d’un nouveau rendez-vous international au Maroc dédié à l’image animée, aux arts visuels et aux filières créatives en pleine expansion.
Le festival a également réuni des studios d’animation marocains venus de toutes les régions du Royaume : Alkhariqun, Artcoustic, Neverseen, Triaxis, Artchemist et Lawrass Studio ont répondu présent, témoignant de la vitalité et de la diversité géographique d’un secteur en pleine structuration.
« L’Atlas Next Frame Festival est bien plus qu’un festival de films. C’est un acte de construction », déclare Ali Rguigue, Président de Rasm’Art et Président de la filière Animation, Arts Numériques, Gaming & Nouveaux Médias à la FICC/CGEM. « En réunissant dans un même espace des étudiants, des studios, des écoles et des partenaires internationaux, nous posons les fondations d’un écosystème créatif structuré, compétitif et rayonnant à l’échelle africaine et internationale. »
La compétition
Le festival a permis pour la première fois de mettre en avant la création marocaine, avec 60 projets étudiants marocains soumis et évalués par le comité de sélection. Cette participation confirme l’émergence d’une nouvelle génération de talents locaux, à la croisée de l’animation, de l’illustration, du motion design, de la création numérique et des formes narratives hybrides.
Le film « The Craft » de Zakariae Elkadim a ainsi reçu le prix Regard.
Le prix du public a été décerné à « Roommate » de Yahya El Mouahhid.
Le film « L’Unparfait » de Mouad Souirdi a reçu le prix La Fabrique du meilleur Work in progress.
La sélection internationale a quant à elle reçu pas moins de 600 films en provenance de plus de 100 pays, témoignant de l’attractivité du festival auprès des écoles, universités et jeunes créateurs du monde entier.
Le film « Viewpoint » de la Polonaise Weronika Werwyrobek a ainsi reçu le prix Horizon.
Le film « Le Jardin Rossini » réalisé par les étudiants des Gobelins a reçu le prix du public.
Les films « Jam » du Japonais Keiichi Yonehara et « Little Big Home » des Tchèques Stepenka and Filip ont quant à eux remporté le prix Coup de cœur du jury.
Les rencontres
Le festival a rassemblé étudiants, créateurs, producteurs, studios, écoles, institutions et experts internationaux autour d’une ambition commune : révéler les talents émergents et contribuer à la structuration des industries créatives au Maroc et en Afrique.
La présence exceptionnelle des Gobelins Paris, de l’école ArtFx et de l’Institut National des Beaux-Arts a constitué l’un des temps forts de cette première édition. Références internationales dans les métiers de l’image animée, ces écoles ont partagé leur expertise avec les étudiants, les professionnels et les acteurs de l’écosystème créatif présents à Casablanca.
Renforcement des liens académiques et professionnels
Cette participation a permis de renforcer les liens entre le Maroc et les grands acteurs internationaux de l’animation. Dans cette optique, les Gobelins Paris développeront avec Flow Motion School deux modules de formation spécifiques à destination des créateurs marocains dès 2026 (candidature sur www.flowmotionschool.ma).
Au-delà de la réussite de cette première édition, le festival a démontré la capacité du Maroc à accueillir un événement international de référence consacré aux industries créatives.
En offrant une vitrine à la créativité marocaine et aux productions étudiantes internationales, il a contribué à renforcer la place de Casablanca comme carrefour émergent de l’animation, du gaming, des arts numériques et des nouveaux médias.
Cette première édition a ainsi posé les bases d’un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée. Elle a montré qu’un festival consacré aux films étudiants et aux nouvelles images peut jouer un rôle structurant, non seulement comme espace de diffusion, mais aussi comme levier de formation, de réseau et d’ouverture internationale.

