Le réalisateur marocain Jamal Belmejdoub signe son nouveau long-métrage « Hôtel de la Paix », un film de genre mêlant thriller, horreur et fantastique, qui propose une immersion dans un univers où se croisent mystère, drame familial et forces invisibles.
L’histoire suit Karim, jeune propriétaire d’un hôtel à Marrakech, dont la vie bascule après la découverte d’un objet ancien dans l’une des chambres de son établissement. Dès lors, disparitions, phénomènes surnaturels et événements inquiétants viennent menacer ses proches ainsi que l’avenir de l’hôtel.
Au fil de l’intrigue, Karim découvre l’existence d’une malédiction ancestrale liée à une tablette cachée depuis des décennies, le plaçant face à un choix impossible : sauver son hôtel ou sauver sa propre vie.
Un film au-delà du fantastique
Au-delà de son aspect surnaturel, « Hôtel de la Paix » propose une réflexion sur le poids du passé, les héritages invisibles — émotionnels, spirituels et familiaux — et les forces qui influencent le destin des individus. Le film se distingue par une mise en scène jouant sur les contrastes entre ombre et lumière, renforçant l’atmosphère dramatique et mystérieuse de l’œuvre.
Un film primé et présent à l’international
Le film a été récompensé par le Prix du meilleur montage au Festival National du Film de Tanger et a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux, notamment Cinefantasy au Brésil, Fright Nights en Autriche et Curtas Festivalen en Espagne, confirmant sa place dans le cinéma de genre à l’échelle internationale.
Une production marocaine ambitieuse
Produit par Jacaranda Productions, fondée par Ahmed Abounouom, Sana El Kilali et Mariam Abounouom, le film a bénéficié d’importants moyens techniques et artistiques. L’ensemble des décors a été entièrement conçu et construit en studio, avec une attention particulière portée aux détails, offrant à l’écran un rendu visuel immersif et réaliste.
Porté par une distribution d’acteurs investis, « Hôtel de la Paix » s’inscrit dans une nouvelle dynamique du cinéma marocain, marquée par l’émergence de films de genre ambitieux et visuellement aboutis.
Un réalisateur entre réflexion et création
Diplômé en sciences économiques à Lille, puis formé en filmologie à l’Université Lille III et en réalisation à l’IAD de Bruxelles, Jamal Belmejdoub a d’abord été critique de cinéma avant de se tourner vers la réalisation. Il a signé plusieurs courts métrages primés ainsi que des longs métrages, dont Yacout, Moroccan Dream, Mighiss et Une Femme dans l’Ombre, ainsi que des productions télévisuelles.
Avec « Hôtel de la Paix », Jamal Belmejdoub confirme son intérêt pour un cinéma à la fois artistique, narratif et visuellement exigeant, contribuant à diversifier le paysage cinématographique marocain.

